ACTE I, SCÈNE III. II
LUCINDE
Vous êtes trop bonne, madame, de vouloir bien prendre part à ce qui me regarde.
Je vous avoue que je voudrois vous voir plus tranquille...
(^Lucinde tourne la tête vers l'appartement
de Moncade. )
Que vous prêtez peu d'attention à ce que je vous
dis! Il faut être autant de vos amies que j'en
suis...
Luci>'DE, l'interrompant.
Mais, point, madame : il me semble que je vous écoute; et quand cela ne seroit pas, devriez-vous prendre garde à ce que je fais?
LÉOKOP..
Si je le dois, madame ? Est-ce que je ne m'intejesse pas à tout ce qui vous touche? Croyezvous que je verrois avec plaisir des gens abuser de votre bonne foi? Ne me seroit-il point sensible de vous voir faire une injuste préférence, et ne devrois-je point m'efforcer à vous faire connoître la différence des cœurs qui s'attachent à vous? Croyez-moi, madame, j'en connois,et vous les connoissez comme moi , qui ne vous» aiment que pour vous, quisacrifieroient...
LUC IN DE, « Marthon, en tournant encore la tête du côté de t appartement de Moncade.
Marthon, avez-vous vu...
LÉON OR
Madame, je vois bien que je vous embarrasse.
LUC INDE
Madame, je vous demande pardon. Je vous avoue...
LÉONOR, l'interrompant , et se retirant.
Je vous laisse.
LUCiNDE, voulant la retenir.
Eh! non, madame.
(^Léonor soi't.)