ÉRASTE, LUCINDE, LÉONOR, MARTHON
ÉRASTE, à Lucinde.
Quoi ! madame^ rien ne peut vous desabuser?
LUCINDE
Allez, Eraste, j'en sais là-dessus plus que vous tous. Cela est comme je vous l'ai dit.
LÉONOR
Comment donc ?
ÉRASTE
La lettre qu'Ararainte a rendue à madame {montrant Lucinde!) étoit une lettre écrite pour elle.
LUCINDE, à Léonor.
Cela est ainsi.
ÉRASTE, a Léonor.
Araminte, par des raisons que l'on ne veut point expliquer, s'est servie du hasard qui la lui a fait trouver, pour nuire à Moncade.
LÉONOR
Eh bien ! mon frère, la chose est douteuse ; madame aime Moncade; elle prend son parti : que trouvez-vous là d'extraordinaire ?
LUCINDE
Tia chosC n'est point douteuse , madame : il y
a des circonstances qui m'assurent de la vérité. L É o >■ O H , h Eraste. Madamea raison. Montrez-lui qu'on la trompe sans que Moncade puisse le nier, alors... L u c I K n E , iinteirompant.
Ah! je vous réponds que, si vous pouviez en venir à bout , je ne le verrois de ma vie.
ÉR A STE
Mais, madame, que faut-il donc davantage?
LÉO> OR
Oh ! mon frère, que vous êtes étrange!... ( lui montrant une chambre voisine.) Entrez dans cette chambre , je veux vous parler.
Mais...
L É o >• o R , l'interrompant.
Je veux vous parler, vous dis-je, suivez-moi. [Elle sort avec Eraste.)