‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BaronChapitre 48 sur 288 · ÉRASTE, LUCINDE, LÉONOR, MARTHON · texte numérisé non relu

ÉRASTE, LUCINDE, LÉONOR, MARTHON

ÉRASTE, à Lucinde.

Quoi ! madame^ rien ne peut vous desabuser?

LUCINDE

Allez, Eraste, j'en sais là-dessus plus que vous tous. Cela est comme je vous l'ai dit.

LÉONOR

Comment donc ?

ÉRASTE

La lettre qu'Ararainte a rendue à madame {montrant Lucinde!) étoit une lettre écrite pour elle.

LUCINDE, à Léonor.

Cela est ainsi.

ÉRASTE, a Léonor.

Araminte, par des raisons que l'on ne veut point expliquer, s'est servie du hasard qui la lui a fait trouver, pour nuire à Moncade.

LÉONOR

Eh bien ! mon frère, la chose est douteuse ; madame aime Moncade; elle prend son parti : que trouvez-vous là d'extraordinaire ?

LUCINDE

Tia chosC n'est point douteuse , madame : il y

a des circonstances qui m'assurent de la vérité. L É o >■ O H , h Eraste. Madamea raison. Montrez-lui qu'on la trompe sans que Moncade puisse le nier, alors... L u c I K n E , iinteirompant.

Ah! je vous réponds que, si vous pouviez en venir à bout , je ne le verrois de ma vie.

ÉR A STE

Mais, madame, que faut-il donc davantage?

LÉO> OR

Oh ! mon frère, que vous êtes étrange!... ( lui montrant une chambre voisine.) Entrez dans cette chambre , je veux vous parler.

Mais...

L É o >• o R , l'interrompant.

Je veux vous parler, vous dis-je, suivez-moi. [Elle sort avec Eraste.)

Page 1