SCÈNE vir
MONCADE, LUCJNDE.
MOîïCADE, tenant un papier à la main, et le
présentant à Lucinde , qu'il prend d'aboi d pour
Léon or.
Tenez, madame, voilà...
L u c I N D E , rin terrompan t.
Que tenez-vous là?Que voulez-vous faire de ce billet?
8o L'HOMME A BONNE FORTUNE.
MORCADE, revenu de sa méprise ^ et gardant son billet.
Je venois vous l'apporter, madame.
LU c 1 N D E.
Que je le voie.
MONCADE
Il faut, s'il vousplait, que je vous dise auparavant les raisons qui me l'ont fait écrire. L r c I s D E. Je vous écoute.
MONCADE
Il faut que vous m'aidiez, s'il vous plaît, dans cette affaire.
LUCIKDE.
Dites donc vite.
MONCADE
Madame, je n'ai pu souffrir plus lonj»- temps tous les discours méprisants qu'on tient de vous et de moi dans le monde. Je sais que Léonor ne s'y épa I {^ne pas. J'ai résolu de les faire finir, et je n'ai tr(-uvé d'autre moyen pour y réussir que de feindre d'avoir de l'amour pour elle.
LUCIKDE.
Comment?
MONCADE
Écoutez , madame , voici bien le meilleur : dès la première entrevue, j'ai si bien avancé mes af-