ACTE III, SCÈNE VIII
soyez joué plus long-temps d'une personne qui ne méritoit pas qu'on la jouât. D'ailleurs l'intérêt de mon frèr« m'a engagée à tout ceci. Je vais donc découvrir votre perfidie ; mais, croyez-moi, à l'avenir, profitez de cette aventure. Vous êtes bien fait, vous êtes jeune , vous avez de l'esprit; mêlez à tout cela un peu de sincérité, et, par la suite, j'espère que vous me remercierez de l'avis que je vous donne, (à Lucinde.) Lisez, madame. L u c I N D E , rt Moncade.
Moncade! ( elle lit bas le billet.)
LÉONOR, après que Lucinde a lu.
Eh bien! que dites-vous?
LCCINDE.
Que je suis ravie, madame, de connoître votre bonne foi, et d'être persuadée que vous n'ayez pas voulu me trahir.
LÉO s OR.
Vous reverrez Aloucade ?
LUCINDE
Oui, madame.
LÉO> OR
Vous l'aimerez ?
L€CIXDE.
Plus que je n'ai fait de ma vie.
U faut donc ne vous voir jamais. ( Elle sort.)