SCÈNE V
PASQUIW, MARTHON.
MARTHO>'.
Ah ! te voilà , Pasquin ? Que cherches-tu donc tant?
PASQriN.
Je cherchois une folle, je t'ai trouvée : je ne cherche plus rien, comme tu vois.
M A «THON
Tu n'es pas mal impertinent! Puis-je voir ton maître?
Non ; il n'est encore éveillé que pour lui. Avant qu'il ait niaise tout son soûl dans un fauteuil
iB L'HOMME A BONNE FORTUNE.
et à sa toilette, il a, ma foi, encore plus d'une
bonne demi-heure à dormir.
M o ]>< G A n E , appelant de sa chambre. ïh ! eh! Pasquin?
P A s Q u 1 N , a haute voix.
Monsieur?
M A R T n o X , voulant s'en aller.
Je reviendrai dans un moment.
PASQUljf.
Tu'n'aimespas les nudités, à ce queje voisPAttends ; aide-moi , je te prie, à porter la toilette ici.
M ARTHOK.
Pourquoi ?
PASQUIS.
Il dit qu'il fume dans sa chambre.
M A p. THON.
J'ai peur qu'il ne fume dans sa tête beaucoup plus que dans sa chambre !
(Pasquin et MaHhon prennent une toilette qui
est h l'entrée de la chambre de Moncade^ et la
placent dans un coin du théâtre.)
M o N c A D E , appelant encore de sa chambre.
Allons donc, eh! -• '
p A s Q r I >• , à haute voix.
On y va. Comme diable il crie! Ne diroit-on jias qu^il a bien des affaires?
( Marthoti s'en va.)