ACTE V, SCENE VII. iS
Comment donc un bâton? Madame, je vous déshonorerai.
(Marthon cherche un bdton. ) É R A s T E , à Marthon.
Vite !
(^Marthon donne des coups de bâton a Pasejuin. ) PASQUIN, criant et ôtant son bandeau.
Les voies de fait?.. Encore?... Au meurtre ! on m'assomme !
ÉP. ASTE
Comment , coquin ! tu te jouois de nous ?
LCCJNDE.
Eh bien ! n'ai-je pas raison?... Allez, Eraste , désabusez vous; Moncade m'aime; et, pour se mieux moquer de vous , il a feint de donner dans lepiège--- {a Araminte et a Cidalise.) Qu'en ditesvous, mesdames?
ARAMIÎÎTE.
Je dis qu'il n'est pas étonnant qu'il en ait évité un seul en sa vie.
LUCi^DE, à Cidalise.
Et vous, madame ?
CIDALISE
Qu'il a pu se repentir.
LÉOKOR, à Lucinde.
Pour moi, je ne dis rien.
i4o L'HOMME A BONNE FORTUNE.
MARTHON.
Et moi, je dirai toujours que c'est un fourbe.
ÉRASTE
Il y a quelque chose à tout ceci que je ne comprends pas ; mais j'en serai éclairci... (à Pasquin.) Parleras-tu ?
PASQUIN, hésitant.
Monsieur...
ÉRASTE
Allons vite. ,
PASQUIN, hésitant encore.
Monsieur...
ÉRASTE, portant la main à son épée^ et le menaçant.
Je te tuerai !
PASQUIN, se jetant à genoux.
Epargnez un homme à bonne fortune. .
érast e.
Allûns,tout-à-rheure,avoue. Que veut dire ceci?
PASQUIN, hésitant et se relevant.
Monsieur, puisque vous le voulez...
ÉRASTE
Eh bien ?
La curiosité d'aller en bonne fortune et la facilite que j'ai trouve'e en celle-ci, m'ont fait entreprendre ce que vous voyez.