SCÈNE X
MARTHOiS, LUCINDE, LÉONOR, ARAMENTE, CIDALISE, ÉRASTE, PASQLIN.
L u c I >" D E , rt Marth on.
Quelqu'un vient-il , enfin ?
PASQL'IN, a part.
Je vois bien qu'il ne viendra que trop tôt.
MAUTHOy, a Lucinde.
Madame, notre homme vient de m'envover dire qu'il seroit ici dans un monjeiit. II lui fait prendre plusieurs détours , afin qu'il ne puisse rien juger sur la mesure du chemin.
LrCIXDE.
Allons, voilà qui est fait : me voilà guérie absolument, et je ne pense pas l'avoir connu de ma vie.
f44 L'HOMME A BONNE FORTUNE.
cm ALISE.
Puisque vous voulez un aveu de moi, sachez que j'ai bien plus de re'solution que vous , et que je Tai oublie avec autant de facilité que j'en aVois eu à l'aimer.
ARA MIXTE
Pour moi, je n'ai pas eu lame si forte, cm A LISE, à Léonor.
- Mais vous , madame , il vous aimoit ?
LÉOîJ OR.
Comme les autres.
PASQUIN
Je vous assure que vous êtes la seule femme au monde dont je ne lui ai point ouï dire de mal.
LUCINDE
Et de moi , Pasquin ?
PASQL'IN.
Oh! pour vous, il vous aime, madame.
L UCI>'1)E.
On n'en peut pas douter après ceci... Je m'en vais lui parler moi-même. Je n'aurai pas de peine à changer le ton de n.a voix.
ÉRASTE
Madame...
lucimje, l interrompant.
Laissez-moi faire, je vous prie; je veux lui ]>arler...(à Léonor, a Araminte et a Cuialise ,