‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 120 sur 214 · ACTE I, SCENE XVI. i8i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE XVI. i8i

H. DALASCOUH, avec un air embarrassé.

Mais... quand nous lui ferions notre cour... il est notre oncle. D'ailleurs nous pourrions en avoir besoin.

MUie nALANCOCR.

Besoin de lui , nous ? Comment ? N'avons-nons pas assez de bien pour vi%'re honnêtement? Vous êtes rangé; je suis raisonnable ; je ne vous demande rien de plus ([ue ce que vous avez fait pour moi jusqu'à présent. Continuons avec la même modération, et nous n'aurous besoin de personne.

M . D A L A >■ C O D R , d'un air pas'sion né.

Continuons avec la même modération...

M">e DALANCOUIi.

Mais oui; je n'ai point de vanité, je ne vous demande pas davantage.

M. DALASCOCR, il part.

Malheureux que je suis!

M"'^ DALAKCOUR.

Mais vous me paroissez inquiet, rêveur; vous avez quelque chose. . . vous n'êtes pas tranquille.

M. nALA.NCOUR.

Vous vous trompez , je n'ai rien.

M"'« I) ALA NCOUR.

Pardonnez-moi; je vous connois, mon cher

tb

i89, LE BOURRU BIENFAISANT.

ami : si quelque chose vous fait de la peine, vou-

driez-vous me le cacher?

M. DALANCOUR, toujours embarrassé.

C'est ma sœur qui m'occupe, voilà tout.

M"ie DALANCOtl R.

Votre sœur? Pourquoi donc ? C'est la meilleure enfant du monde , je l'aime de tout mon cœur. Tenez, mon ami, si vous vouliez m'en croire, vous pourriez vous débarrasser de ce soin, et la rendre lieureuse en même temps.

M. DALANCOtIR.

Comment?

Mme DALANCOUR.

Vous voulez la mettre dans un couvent; et je sais de bonne part qu'elle en seroit très fâchée.

M. DALANCOUR, un peu ffiché.

A son âge, doit-elle avoir des volontés?

M™e DALANCOUB.

Non; elle est assez sage pour se soumettre à celle de ses parents. Mais pourquoi ne la mariezvous pas?

M. DALANCOUR.

Elle est encore trop jeune.

Mme DALANCOUR.

Bon! étois-je plus âgée, quand nous nous sommes niariés?

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