SCÈNE XVII
MADAME DALANCOUR.
Qu'est-ce que cela signifie? Je n'y entends rien. Se pourroit-il que mon mari... Non, il est trop sage pour avoir rien à se reprocher.
SCÉÎNE XVIII.
MADAME DALANCOUR, ANGÉLIQUE,
ANGÉLIQUE, suTis voiimadame Dalancour. Si je pouvois parler à Marthon...
M"'e DALANCOUR.
Ma sœur.
ANGÉLIQUE, d'uti air fâché.
Madame.
M"": DALANCOUR, avec amitié.
Où allez-vous, ma sœur?
ANGÉLIQUE, dun air fâché.
Je m'en allois, madame.
M>ne DALANCOUR.
Ah, ah ! vous êtes donc fâchée?
ANliÉLIQUE.
Je dois l'être.
iG.
.86 LK BOUKRU BIENFAISANT.
M"i<' T)A r.\>corR.
Etes-vous fâchée contre inoi?
ANGÉLIQUE
Mais, madame...
Mme DALANCOUR.
Écoutez, mon enfant. Si c'est le projet du couvent qui vous fâche, ne croyez pas que jy aie part ; au contraire. Je vous aime , et je ferai tout ce que je pourrai pour vous rendre heureuse. ANGÉLIQUE, rt /Jnrf, en pleurant.
Qu'elle est fausse!
Mme DALANCOUn.
Qu'avez-vous ? vous pleurez, je crois.
AN(;ÉLiQUE, h part.
Elle m'a bien tiompée. (^E lie s'esuiie les jeux.)
M"ie UALANCOUR.
Quel est le sujet de votre chagrin?
ANGÉLIQUE, avec dépit.
Hélas ! ce sont les dérangements de mon frère.
M"'e DAL AN COUR, ayecetonnemenf.
Les dérangements de votre frère?
ANGÉLIQUE
(^ui ; personne ne le sait mieux que vous.
Mine n AL AN COUR.
Que dites-vous là? Expliquez-vous, s'il vous plait.