SCÈNE VIII
MADAME DALANCOUR, M. DALANCOUR, DORVAL.
M. DALANCOUR, apercevant Sa femme.
Ah! madame Dalancour...
M'"c D AL A NCOUR, rt M. X>a/«ncour.
Je vous attendois avec impatience. J'ai entendu votre voix...
2o4 LE BOURRU BIENFAISANT.
M . n A L A N C O U It .
Ma femme, V(jilà monsieur Dorval que je vous présente, en qualité de mon frère, d'époux d' A ngélicjue.
Mlle DALANCOUR, avec joic.
Oui?
DORVAL, à madame Dalancour.
Je serai bien flatté, madame, si mon bonheur peut mériter votre a])probation.
Mlle BALANCOUR, Ô Dorwrt/.
Monsieur, j'en suis enchantée. Je vous en félicite de tout mon cœur, (a part.) Qu'est-ce qu'on me disoit donc du dérangement de mon mari?
M. DALANCOUR, h M. DovVal.
Ma sœur le sait-elle?
DORVAL, rt M. Dalancour.
Je ne le crois pas.
M'"C DALANCOUR, a part.
Ce n est donc pas Dalancour qui fait ce mariage-là?
M. DALANCOUR.
Voulez-vous que je la fasse venir?
Non ; il faudroit la prévenir : il pourroit y avoir encore une difficulté.
M. DALANCOUR,
Quelle?