‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 171 sur 214 · DORAT · texte numérisé non relu

DORAT

Claude-Joseph Don AT, né à Paris en 1734, étoitfils d'un auditeur des comptes. Ses parents le destinoient à la robe ; il parut préférer l'épée, et à l'âge de vingt-trois ans il entra dans les mousquetaires. Toutle monde connoitlepoëme de la Déclamation, que l'on regarde avec raison comme son meilleur ouvrage. Nous ne parlerons point de ses autres productions. Nous citerons seulement ses pièces de théâtre. La première qu'il fit représenter fut Zulica , tragédie, jouée le 7 janvier i 760, et retirée le lendemain. Elle reparut le 1 2 avril avec des corrections, et ne fut donnée que sept fois.

a58 NOTICE SUR DOPAT.

Son second essai fut encore moins heureux : Théagène , tragédie, donnée le 28 février 1 763, n'eut qu'une représentation.

Ces deux chu tes éloignèrent Dorât du théâtre pendant dix ans; mais, comme pour se dédommager, il fit paroitre le même jour, 3i juillet 1773, Régulas, tragédie en trois actes, et la Feinte par Amour , comédie en trois actes, en vers. Ces deux pièces fm'ent jouées treize fois, et la dernière est restée au répertoire.

Adélaïde de Hongrie, tragédie, mise au théâtre le 26 août 1774 ■> fut donnée seize fois.

Le Célibataire, comédie en cinq actes, en vers, donnée le 20 septembre 1775, eut seize représentations très suivies.

Le Malheureux imaginaire , comédie en cinq actes et en vers, obtint douze représentations; la première est du 7 décembre 1776.

Le Chevalier français a Turin, et le Chevalier français a Londres, comédies en vers, la première en quatre actes, et la seconde en txois, furent données le même jour 21 novembre 1778, et obtinrent du succès ; mais à la troisième re-

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