ACTE II, SCENE V
Pu sais apparemment qu'il est fort amoureux?
GERMAIN
Lmoureux !
M ÉLISE
Et bien plus, il ose le paroître...
GERMAIN
tiadame, écoutez donc...
DO RI NE
Dis , tu dois t'y connoître.
GERMAIN
e sais qu'il s'est donné ces airs-là quelquefois.
îh ! sait-on quel objet a décidé son choix?
GERMAIN
s'on : il est fort discret, il soupire en silence; Jien n'échappe avec lui...
M ÉLISE
La bonue extravagance !
DOIS! NE
ît ce portrait divin dont il est enivré ,
Ju'il observe sans cesse avec l'air égaré ;
l ton compte, Germain, n'est-ce point un indice?
mÉlise.
fa, parle à coeur ouvert, et quitte l'artifice.
ians doute , allons , du cœur.
GERMAIN
.s'il ne faut rien celer, Ze portrait lui plait fort, et...
jgS LA FEINTE PAR AMOUR.
M É L I s E , poussant Dorine.
Fais-le donc parler.
DORINE, poussant Germain.
V;i donc.
GERMAIN
Seul dans un coin, quand il est à son aise, H le tourne et retourne , il le baise et rebaise ; II lui parle souvent comme s'il l'entendoit. Et lui reparle eucor, comme s'il rëpondoit. Cela me charme, moi; je me plais à l'entendre.
DORINE
A cette école-là tu deviendras fort tendre.
Et l'on ne peut savoir quel est l'original?
GERMAIN
Non.
DORINE
Non?
M ÉLISE
Germain discret! Mais cela n'est point mal.. Oh ! c'est, n'en doutons pas, quelque franche coquette.
GERMAIN
Madame, en vérité...
M ÉLISE
Quelque folle parfaite.
GERMAIN
Madame, je rougis.
J'en suis sûre.