‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 195 sur 214 · ACTE II, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE V

Pu sais apparemment qu'il est fort amoureux?

GERMAIN

Lmoureux !

M ÉLISE

Et bien plus, il ose le paroître...

GERMAIN

tiadame, écoutez donc...

DO RI NE

Dis , tu dois t'y connoître.

GERMAIN

e sais qu'il s'est donné ces airs-là quelquefois.

îh ! sait-on quel objet a décidé son choix?

GERMAIN

s'on : il est fort discret, il soupire en silence; Jien n'échappe avec lui...

M ÉLISE

La bonue extravagance !

DOIS! NE

ît ce portrait divin dont il est enivré ,

Ju'il observe sans cesse avec l'air égaré ;

l ton compte, Germain, n'est-ce point un indice?

mÉlise.

fa, parle à coeur ouvert, et quitte l'artifice.

ians doute , allons , du cœur.

GERMAIN

.s'il ne faut rien celer, Ze portrait lui plait fort, et...

jgS LA FEINTE PAR AMOUR.

M É L I s E , poussant Dorine.

Fais-le donc parler.

DORINE, poussant Germain.

V;i donc.

GERMAIN

Seul dans un coin, quand il est à son aise, H le tourne et retourne , il le baise et rebaise ; II lui parle souvent comme s'il l'entendoit. Et lui reparle eucor, comme s'il rëpondoit. Cela me charme, moi; je me plais à l'entendre.

DORINE

A cette école-là tu deviendras fort tendre.

Et l'on ne peut savoir quel est l'original?

GERMAIN

Non.

DORINE

Non?

M ÉLISE

Germain discret! Mais cela n'est point mal.. Oh ! c'est, n'en doutons pas, quelque franche coquette.

GERMAIN

Madame, en vérité...

M ÉLISE

Quelque folle parfaite.

GERMAIN

Madame, je rougis.

J'en suis sûre.

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