SCÈNE XII
DORIMÈNE, ANGÉLIQUE, VALSAIN.
DORI MÈNE,6rtS, à Angélique dans le fond du tliéâlrc.
Il est accablé de dotileur :
^loiidor aura parlé.
ANGKLIQUE, ba.'i à Donmène.
Voyons.
DORIMÈNE, à Valsain, qui se promène d'un air fort triste.
Où va monsieur?
VALSAIN.
le ne sais.
DORIMÈNE
Cet air triste a lieu de me surprendre.
VALSAIN, se promenant toujours.
A tant de perfidie aurois-je dû m'attendre? Kngager un amant, l'enflammer, l'attendrir. Lui promettre son cœur, sa main, et le trahir! \.r moyen qu'à ce couj) l'infortuné survive !
DORIMÈNE
Il- ne mérite pas une douleur si vive. VALSAIN, s'arrctant.
^ olre inconstance aussi me touche infiniment ; M.iis je n'en parlois pas, madame., en ce moment. I' pense à mon ami, qui prend tout au tragique. I r.dii , comme lloland , par une autre Angélique; I mii'U.v coniiiif lui, plus digue de pitii-,
Il a maudit l'amour et même l'amitié.
Madame, je l'ai vu prêt à perdre la tête : Il la perdoit sans moi.
DORIMÈN E.
Vous êtes bien honnête.
La vôtre étoit plus calme?