‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Barthe, Goldoni, et DoratChapitre 47 sur 214 · SCÈNE VllI · texte numérisé non relu

SCÈNE VllI

M. DE MELCOUR, MADAME DE MELCOUR,

M. deTEUVILLE, madame de NO Z AN, JULIE, M. DE VILMON; un PEINTR E, pre'cecfc' de deux LAQUAIS qui portent un tableau.

viLMOX, prenant Julie par la main.

Venez, mademoiselle; on a besoin de vous. Mille de MELCOUR, fifi peintre.

Qu'est-ce?

MELCOUR, avec joie, montrant le tableau placé au milieu de la scène.

(à part.) Votre bouquet. Observons.

Miiie de n g z a n , étonnée.

Ciel! Julie'.

Et sa mère près d'elle.

Mme DE MELCOUR, à part.

Encore une folie !

T K R V I L I. E, regardant Julie et le tableau, bas à f^iluion. Quels traits! elle est parlante.

Mlle DE .\ o z A !S , " Julie.

O 11 ! si je ne craignois

70 LA MEHE JALOUSE.

De gâter la peinture, oui, je le baiserois.

{Elle approche pour baiser le portrait, le peintre l'arrête. ) Mme DE M El. COVR, à part.

Quelle tête!

jiiiie DE NOZAJ^ , au peintre.

Alonsieur, j'en veux une copie.

Mine DE MELCOUR.

Madame, celte idée est de vous, je parie.

^ime DE NOZAN.

Ah! je le votidrois bien; je n'ai pas ce bonheur.

(Madame de Melcour se relnurnc vers son mari.)

MELCOUR.

Ni moi; c'est à Vilmon qu'il faut en faire hoimeur. VIL MON, à madame de Melcour , d'un air de bonhomie.

Mais je la crois heureuse.

M^ie DE MELCOUR, avec une colère retenue. Heureuse ! J'ose dire...

Oui, monsieur, qu'elle est folle !... Eh mais ! c'est un délire.

VILMON, à pari.

Fort bien ! j'ai deviné.

[Pendant celte scène, l'ilmon observe M. de Melcour, qui écouteet regarde sa femme dun airinquiet. Madame de Nozan contemple sa nièce , la rapproche du tableau, la compare à son portrait, parle bas au peintre , etc.)

M ELCOU K.

Mais voyez...

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