MADAME DE M E L C O U R , JULIE
Mme DE MELCOUR, après avoir retjardé sa fille quelffue temps en silence.
Je ne vous ai pas fait quitter votre couvent l'our aller prendre l'air lorsque j'ai la migraine. Dans (les jardins publics donner vite une scène, l'erdre à votre toilette un demi-jour .lu moins... Éparpiller le temps en mille petits soins. Comme vous voilà mise! et ce bel étalage, <:et immense panier!... coiffée à triple étage! Il faut, mademoiselle, il faut vous préparer A ne sortir, rester, vous coiffer, vous parer. Vous faire peindre, rien enfin, que je n'ordonne; Mi)i seule, entendez-vous? je n'excepte personne. Retournez, s'il vous plaît, à votre clavecin...
(Julie fait deux /tas.) Que vous négligez fort ainsi que le dessin. Et n'allez pas penser que cela vous ressemble : c'est que tout est flatté, les détails et l'ensemble ,
■jC, LA MÈRi: JALOUSE.
Tout.
1 V LIE , ù part, et pleurant prescjue. 'l'erville du moius n'entend pas.
Mme DE MELCOUR.
Ce regard !
La, cet air ! puis-je donc \ous mener quelque part? [Julie a le cœur gros , et est prête à pleurer ; sa mère attendrie lui prend la main, et dit d'un ion plus doux.) ISlon enfant, on vous perd par ce jargon d'usage Dont on berce par-tout les fdles de votre âge; Et... Baisez-moi.
(apercevant son mari.) Kentrez.
(Julie sort ; M. de Melcour remarque son air abattu, et s'arrête un instant.)