ACTE III, SCENE IV. ia
jN'uilemeut exigeante, et moins encor jalouse. Vous ferez, vous, monsieur, ce qui vous conviendra. Et moi , de mon côté , tout ce qui me plciira.
De tels arrangements sont très bons; mais Julie! Votre nièce, une enfant!...
Mme DE NOZAN.
Que j'aime à la folie , M'allez-vous dire? Soit.
Madame, en bonne foi ..
Mme DE NOZAN.
Croyez-vous donc aimer ma nièce plus que moi ? Dois-je donc, après tout, l'aimer plus que sa mère? Comment! un inconnu, quelle absurde chimère! Froidement de sa chaise à nos yeux descendra. Prendre mon bien , ma nièce , et puis repartira ! Mais vous êtes plaisant.
Mais vous allez plus vite; Vous la déshéritez.
MBic DE NOZAN, pleurant.
Oui , je la déshérite , Et la mère, et la fille , et son cruel époux:
( en essuyant ses larmes.) J'ai tout vu , tout pesé. Monsieur... me voulezr-vous? Ne me voulez-vous point?
.Serai-je assez barbare?...
laj LA MÈRE JALOUSE.
Mine DE NOZAN.
>'ous connoissez Dornet, ennuyeux, gauche, avare. Il est amoureux fou de huit cent mille francs: .le ne le puis souffrir; balancez, je le prends; Le sot, depuis dix ans, me conte son martyre. Et vous, vous êtes pauvre... ou plutôt, je veux dire Que vous n'êtes pas riche... On ne me répond pas! l*renez-y garde, au moins, car j'y vais de ce pas.
viLMON , à part.
IN'allonspas la brusquer sur une étourderie.
( haut.) .le suis tout décidé.
Mine DE NOZAN. \
Mais , sans plaisanterie ?
Oui, madame.
Mme DE NOZAN.
Je puis y compter?
VILMON.
.Sûrement.
Mme DE NOZAN.
Aller chez le notaire? y courir... Un moment.
{Elle tire un crayon et des tablettes.) Votre nom de baptême?
VILMON.
Alexandre.
Mme DE NOZAN.
Votre âge ?
VILMON.
Eh I cinquante-deux ans sonnés.