ACTE 111, SCENE Xll. i
Vous voyez ce papier ?
Mme DE M ELCOU R, <fwn air n'ont, ^ladame, je le voi.
MDle DE iN OZAN.
Bon. Ce n'est qu'un contrat, contrat de mariage, Arrangé , tout dressé , tout prêt , et qui m'engage A monsieur de Vilmon; vous entendez?
J'entends.
Mme DE .\0ZAN.
Je lui donne mon bien , mes huit cent mille francs.
MELCOURjà sa femme.
Moi, je vous en propose un autre tout contraire, Où, grâce à moi, Julie est nommée héritière. Et que madame encore a bien voulu dicter. Vous avez à choisir, pourriez-vous hésiter?
Mme DE -siZi-COVR, gaiement.
Quoi! deux contrats?
Mme DE .\ o z A N .
Oui, deux. Par l'un je me marie.
MELCOUR.
Par l'autre votre fille...
Mme DE NOZAN, dun tnn dur.
Ou ma nièce.
MELCOUR.
Oui, Julie...
Mme DE NOZAN.
Épouse, non Jersac, mais Terville.
Mme OE M EL 00 un.
Fort l)ien.
i3fi LA MERE JALOUSE.
Mme DE NOZAN.
Signez, je donne tout.
MELCOUR.
Tout, sans excepter rien.
Mme DE NOZAN.
Vous riez? Mais, ma sœur, mais je dois me connoître: Je la verrai pleurer, je pleurerai peut-être, Très inutilement; car ici, dès ce jour, La chose sera faite et faite sans retour.
Mine DE MELCOUR.
C'est une tyrannie.
MH'e DE NOZAN veut prendre une plume.
Allons.
MELCOUR, l'arrêtant.
Qu'allez-vous faire?