ACTE 111, SCENE XIV
JULIE
Non, ne regardez plus qui je hais ou qui j'aime : .Mais ue disposez point de moi malgré raoi-méme.
Mme DE NOZAN, à madame de Melcour.
Il faut que vous ayez des entrailles de fer.
JULIE
Ah! j'ai trop désuni ce que j'ai île plus cher. Vous étiez plus d'accord sans doute en mon absence, J'aime mieux m'éloigner et pleurer en silence ; J'aimerois mieux ne voir Terville de mes jours. Rentrer dans mon couvent , y rentrer pour toujours.
(en se jetant aux pieds de sa mère. ) c'est votre fiile, hélas, c'est moi qui vous conjure...
Mine i) E M F. L c o 17 R , u ttendrie. Je ne résiste plus au cri de la nature. J'ai failli te coûter ton repos , ton bonheur. Ta fortune; en un jour, je faisois le malheur De mon époux, de toi, d'une tante qui t'aime : Ma tille, je le sens, j'aurois fait le mien même. Heste auprès de ta mère, et soyons tons heureux: Je t'unis à Terville.
( Elle signe. )
O ciel !
Qu'en teuds-je?
M K L c o u R , aiier joie.
Dieux!
M">C UK .NOZA.N, Ul'lCJOW.
\Ia sceur !
i4o LA MERE JALOUSE.
Mine DE MELCOUB, à Jersctc:
Vous ue veniez, monsieur, dans raa famille..
Mille i> E N O Z A N .
Que pour compter des sacs et marchander sa fille.
M'i'e DE MELCOUR.
J'ai fait ce que j'ai dû.
JERSAC.
Mais ceci n'est pas mal !
Je viens en poste, exprès, marier mon rival; On me trompe à plaisir; et, par un tour d'adresse, On m'enlève à la fois ma charge et ma maîtresse. Et je paierois encor ce dédit 1 Non , morbleu , Non, fallût-il plaider pendant vingt ans. Adieu.
(// son.) Mme DE NOZAN, à Jermc.
Je paierai le dédit.