ACTE IV, SCENE XI. i
I I ; 1 1 II m éloignant d'ici je sois d'iiitelligeuce !. . .
FROXTIW
Eh iioiil monsieur... Bestez.
LE COMTE
Tu vois qu'en ce moment Je ne peux pas sortir.
FROXTIN.
Sans doute.
LE COMTE
Et je ne puis rester.
FRONTIN
Il est vrai
viens, écoute.
Va, cours, vole...
FROXTIN.
Oui, monsieur.
LE COMTE
Non, reste là.
FROXTIX.
Oui , monsieur.
LE COMTE, avec fureur.
Eh bien! te voilà?
.\vec tes bras pendants, et ton morne visage Qui n'exprime jamais qu'un stupide embarras, Tu me verrois périr sans me tendre les bras; Digne et trop ressemblante image De tes pareils, vil peuple de valets, Qu'"n achète sans cesse , et qu'on n'acquiert jamais
i66 LE JALOUX SANS AMOUR. '
FRONTIN
Voilà pour la gent domestique.
Si je m'y connois bien, un beau panégyrique.
LE COMTE
Mon cher Frontin, je n'espère qu'eu toi;
Cours chez Sophie , observ e tout pour moi : Ne m'abandonne pas; sois l'ami de ton maître. Va , malgré mon courroux, je dois me contenir; Ici j'épierai tout, et je saurai peut-être Confondre un cœur coupable avant de le punir.