‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Blin de Sainmore, Imbert, et ForgeotChapitre 15 sur 200 · ACTE II, SCÈNE III. î · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III. î

M'avoit instnxit plus tôt d'où partoit cet orage. Il ne m'auroit pas vu, plein d'au juste courroux. Troubler l'heureuse paix qui réguoit entre nous. Je n'ai pas cru devoir, par un lâche silence. D'un peuple audacieux enhardir l'insolence : Cependant mon esprit, écartant tous soupçons. Est éclairé par vous et cède à vos raisons. Oui, puisque Idoménée en ce moment s'engage A remettre en mes mains les auteurs de l'outrage j Sa grandeur me désarme et plaît à ma fierté. Croyez que, comme lui, je counois l'équité. Plus il est généreux, plus il me force à l'être. Ces rebelles sujets , je les rends à leur maître : Ma clémence à lui seul veut les abandonner. Il peut, tout à son choix, punir ou pardonner. J'estime ses vertus , son amitié m'est chère. Dans le fils de Mines je respecte le père; Et s'il daigne en ce jour souscrire à mes souhaits. Il ne tiendra qu'à lui de nous donner la paix.

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