SCENE V
Oui. Mais il est des cas Où l'amitié... Tenez, ne m'interrogez pas. Si le premier aveu coûte beaucoup à faire, Un second maintenant ne me coûteroit guère.
LA COMTESSE
Un second ! poursuivez.
MELCOUR.
H ne m'est pas permis.
LA COMTESSE
Sauriez-vous cpelque trait qui pût nuire à Uarais?
MELCOU R.
Non, madame.
LA COMTESSE
Parlez.
MELCOUR.
Non , VOUS dis-je , au contraire Damis est un jeune homme...
LA COMTESSE
Aimable.
MELCOUR.
Assurément.
LA COMTESSE
Modeste.
Je le sais.
LA COMTESSE
Plein d'honneur.
MELCOUR.
Oui, madame.
LA COMTESSE
Estimable.
MELCOUR.
En tout point.
LA COMTESSE
D'un commerce charmant.
Et qui feroit, je crois . le bonheur :d'une femme.
.MELCOUR.
Aie, aie!
LA COMTESSE
En vérité, je ne vous comprends point.
Si VOUS aimez Damis, uu éloge sincère, Quand vous parlez pour lui, ne doit point vous déplaire.
MELCODR.
Non, mais...
LA CO.MTESSE.
Expliquez-vous.
Je me tais sur ce point.
LA COMTESSE
Encor?
MELCOUR.
C'est un secret.
LA COMTESSE
Daignez m'ouvrir votre ame.
Éclaircissez un fait qui pourroit m'alarmer. Auroit-il quelque tort à vos yeux?
MELCOUR.
Oui, madame.
Un bien grand.