ARC.ÉS
Vous oublier, madame !
Ah ! quel trait déchirant lancez-vous ilans mon ame ! Vous oublier! Le roi peut bien nous séparer; Mais le destin d'Arcès est de vous adorer :
38 ORPHANIS.
Si le ciel eût daigné nous unir l'un à l'autre. Je le sens, mon bonheur eût dépendu du vôtre. Ah ! pouvez-vous cesser de m être chère?
ORPHANIS.
Et moi, •Je reprends ma parole , et vous rends votre foi. Il ne faut point ici, versant d'intiigues larmes , D'un bonheur qui n'est plus envisager les charmes.
{avec ironie. ) De la fille d'un roi soyez l'heureux époux. Et ne trahissez point ce qu'on attend de vous.
ARCÈS.
Quoi ! de votre ame ainsi souveraine maîtresse, Vous pourriez...
ORPHANIS.
Moi , je dois , étouffant ma tendresse , Prendre exemple de vous , ne pouvant le donner. Le roi vous le commande , il faut m'ahandonner. Oui, c'en est fait : cédons au sort qui nous sépare.
A R c Es, avec dépit.
Eh bien ! puisque c'est vous qui l'ordonnez, barbare , Je vais vous obéir, m'arracher de vos bras , Et vous forcer peut-être à pleurer mon trépas.
( Arces sort. )