ACTE II, SCENE VII
Mou amitié...
LE COMTE
(à part.) Madame!... Oh! non, jamais sa voix ( liaut. ) Ne m'a si fort troublé ! Ma surprise est extrême ! Sur un ton si chagrin vous parlez des époux. Que vous avez l'air, entre nous, D'en être... au repentir vous-même.
LA COMTESSE, Irès gracieusement.
Non , mou ami : vous avez mal jugé Des mots où pour ma sœur mon ame se déploie; Non ; je suis votre épouse , et la suis avec joie :
Avec ma main mon coeur est engagé.
Du couvent à l'autel par mon père amenée. Je ne Hs qu'obéir, ma main vous fut donnée : Mais, libre, dans vos bras j'irois d'un cœur content; Vous fûtes accepté lors de notre hy menée; Vous seriez choisi maintenant.
Pardon; je n'ai pu me contraindre :
Mais par ce long discours, qui peut vous étonner. Non, mon dessein ne fut pas de me plaindre , Moins encor de vous chagriner...
N'est-ce pas, mon ami, vous m'allez pardonner? Vous ne m'en voulez point? et je n'ai pas à craindre.,