ACTE II, SCENE VII
Mais, laissons le passé; ne songeons qu'au présent.
LE marquis, lui montrant Bel fort.
Madame, pour tous deux ce présent est charmant... Pour moi, je vous l'avoue, il est moins agréable.
RMILI E.
Mais vous le trouveriez en France plus aimable. Mon cœur, pour votre bien , vous y voudroit déjà.
le marqiis, d'un air piqué.
Bien n est plus obligeant pour moi que ce vœu-là : Je vous en remercie, et de toute mon ame.
BELFORT,à Emilie.
Ne parlons que de joie et de plaisir , madame. Je veux , ce soir, je veux donner ici le bal. Nous l'ouvrirons tous deux.
LE MARQUIS
Moi , j'y danserai mal.
belfort, à Emilie.
Je prétends célébrer cette heureuse journée, Comme le premier jour d'un nouvel hyménée. J'ai répandu l'ennui sur un front si charmant : J'y veux, aux yeux de tous, rappeler l'enjouement. Mes torts ont éclaté, l'offense est solennelle : La réparation le doit être, comme elle... Je vais tout ordonner... Souffrez, auparavant, Que je vous reconduise a votre appartement.
EMILIE
Oui , je veux, en chemin , vous prier d uue chose
B EL FORT, lui prenant la main.
Que de ma volonté la vôtre en tout dispose ...
( au marquis. ) Adieu. Prépare-toi, marquis, a. bien sauter.
( // sort avec Emilie.)