‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BoissyChapitre 61 sur 194 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

sur-tout, je jure fort joliment, et personne ne prononce mieux que moi un ventrebleu! un le diable m'emporte! un la peste m'étouffe!

LE LORD CRAFF, à part.

Ah! le petit fripon!

le marquis, au lord Houzcy.

Eh ! fi donc, monsieur! ce sont des serments usés, qui traînent par-tout. Il faut des serments plus distingués, des serments tout neufs. Je vous ferai pre'sent , la première fois , d'un recueil d'impre'cations et de serments, nouvellement inventés par un capitaine de dragons, revus par un officier de marine, et augmentés par un abbé gascon, qui avoit perdu son argent au trictrac. C'est un fort bon livre, et qui vous instruira. le lord craff, h part y et se levant brusquement.

C'est trop de patience ; je n'y puis plus tenir.

le lord HorzET,rt part.

Ah! j'aperçois mon père... Je ne le croyois pas si près.

le lord craff, au marquis , avec ironie.

Vous voulez bien, monsieur le marquis, que je vous remercie des bonnes et solides instructions que vous donnez là à mon fils?... (au lord Houzey, d'un ton sec.) Pour vous, monsieur, je

suis bien aise de voir comme vous employez

votre temps.

le lord houzey, avec embarras.

Monsieur le marquis. . . a la bonté. . . de me former le goût.

le marquis, au lord Craff.

Oui, oui, monsieur, je lui apprends des choses dont vous ne feriez pas mal de profiter vousmême.

LE lord CR\ff , au lord Houzey.

Allez, retirez-vous. Je vous donnerai tantôt d'autres leçons.

[Le lord Houzey sort. )

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