L F. B A IV O N
Arrêtez; doucement.
Vous croyez , sur les dons que je viens de décrire , Qu'il ne manque plus rien au bonheur où j'aspiiv. Détrompez-vous, marquis; apprenez qu'un seul trai En corrompt la douceur, et gâte le portrait. Cet objet si charmant.dont mon ame est éprise, Sous un dehors flatteur cache un fonds de bêtise. Je ne sais de quel nom je le dois appeler: C'est un être qui sait à peine articuler: Triste sans sentiment, rêveuse sans idée, C'est par îe seul instinct qu'elle paroit guidée. Dans le temps qu'elle lance un coup d'oeil enchanteur, Un silence stupide en dément la douceur. D'aucune impression son ame n'est émue, Et je vais épouser une belle statue.