‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 10 sur 236 · LOI. IV E · texte numérisé non relu

LOI. IV E

JegHgerois qu'il ne s'en faut pas une syllabe. CATAU, à Térignan et a Hortense.

C'est un fou, vous dis-je; cela ne peut- être. Clarice est fille unique de monsieur de Saint- Alvar, qui est un riche gentilhomme, ami de votre père; Mondor est un homme de qualité, dont le le bien et le mérite répondent à la naissance. Vcs mariages sont arrêtés depuis hier, la parole est donnée, les contrats sont dresses ; il n'y a qu'à -•'gner. Il ne sait ce qu'il dit.

if. LE GRONDEUR.

LOLI VE.

Je ne crois pourtant pas m'être trompé,

Cependant, tu n'as rien ouï.

Non; mais j'ai vu; et les actions des hommes sont moins trompeuses que leurs paroles. T É R I G N A N , à Hortense.

Je tremble qu'il ne dise vrai!

CATAr.

Vous vous arrêtez à des visions ; et moi, j e viens ■de voir des préparatifs de noces.

LOLlVE.

Ce sont peut-être ces préparatifs qui ont rebuté monsieur Grichard. Tu sais qu'il a une parfaite aversion pour tout ce qui s'appelle festin, bal, assemblée, divertissement, et enfin pour tout ce qui peut inspirer la joie.

HORTENSE

Quoi qu'il en soit, va faire exactement ce que mon père t'a commandé quand il est sorti, alîu qu'à son retour il ne trouve ici aucun sujet de se mettre en colère.

CATAr, a Lnlive.

Adieu, truchement de malheur : va faire des commentaires sur les grimaces de notre singe.

{Loitve sort.)

Page 1