SCÈNE VIII
FRONTIN; TIMANTE,cac/ie.
FRONTIN , h part.
Il a, pai^ ma foi, quel4ue raison. Cependant ils machinent là une terrible affaire contre mon maître. ( a Timante , qui paroit.) Eh bien! monsieur, vous l'avez entendu ! Vous voilà déshérité, si nous ne songeons à apaiser votre père.
ÏIMAX.TE.
Ce n'est pas la perte des biens qui me touche ; je ne suis sensible qu'à sa colère : je l'ai encourue; et pour qui? Pour une infidèle!
Vous avez raison, monsieur; croyez-moi, retirons-nous d'ici.
TI MANTE
Allons. Mais il me semble qu'on ouvre.
FRONTIN
Eh! non, monsieur, on n'ouvre point; c'est quelqu'un qui vient éclairer cette salle : sortons.
Eh! si fait, te dis-je, on ouvre chez la comtesse.
FRONTIN, a part.
Ah ! tout est perdu î voici le maudit aimant qui le relenoit devant cette porte.
i43 LE MUET.