SCÈNE VI
M. GRICHARD, LOLIVE, ARISTE.
M. Gnicii A.RD, à Zo/t'ye.
Bourreau ! me feras-tu toujours frapper deux heures à la porte?
LOLIVE.
Monsieur, je travaillois au jardin : au premie:coup de marteau j'ai couru si vite que je suia tombé en chemin.
M. GRICHARD.
Je voudrois que tu te fusses rompu le cou , double chien ! Que ne laisses-tu la porte ouverte?
LOLIVE.
Eh ! monsieur, vous me grondâtes hier à cause quelle létoit. Quand elle est ouverte, vous vous
fâcliez; quand elle est fermée, vous vous fàcht/
aussi. Je ne sais plus commexît faire.
M. or. rCHARD.
Comment faire?
ARlSïE.
Mou frère, vonlez-vous bien...
M. GKiCH ARD, V interrompant.
Oh! donnez-vous patience... a Lolive. Coniraent faire? coquin !
ARISTE
Eh! mon frère, laissez là ce valet, et souffiez que je vous parle de...
M. GPiiCUARD, l'interrompant.
Monsieur mon frère, <juand vous grondez vos valets, on vous les laisse (i;rouder en repo». ARISTE, a part.
11 faut lui laisser passer sa fou{;ue.
M. GRiCHARn, a Lolive.
Comment faire? infâme!
LOI. i VE.
Oh ! çà, mon.sicur, quand vou.5 serez sorti, vouk'z-vuus que je laisse la porte ouverte? M. G H I c H A R n.
jNon.
LOLIVE.
Voulez- vous que je la tienne fermée?