ACTE IV, SCÈNE V
Jes soupçons ; je n'y ai point la part que vous croyez.... Je suis dans un trouble....
Et c'est ce trouble où je vous vois qui augmente ma curiosité, parceque vous m'êtes chère. Ne me déguisez plus rien ; déclarez-moi un mystère que vous ne pouvez plus me cacher. Parlez: je serai peut-être en état de vous servir avant que le capitaine parte. . . . Quoi 1 toutes mes prières ne servent qu'à augmenter votre silence ?
Z AÏDE.
Quelles pensées aussi avez-vous , madame ? Pourquoi vous attachez-vous à me presser ? Aurois-je été capable de vous déplaire en quelque chose ? Que je suis malheureuse !
LA COMTESSE
Oh bien ! puisque vous ne voulez rien m'avouer , je ne m'en prendrai plus qu'au muet , et je le punirai de l'audace dont je le soupçonne. Je n'attends, pour cela , que l'arrivée de Tiinante. Mais le voici plus tôt que je ne l'attendois. ( Zaide s'en va.)
23o LE MUET.