‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 48 sur 236 · SCÈNE XX · texte numérisé non relu

SCÈNE XX

M. GRICHARD, CATAU.

CATAU

Eh bien! monsieur, vous venez de chez monsieur de Saint- Alvar ?

M. GRIGUAUn.

Je ne l'ai pas trouvé chex lui.

<i8 LE GRONDEUR.

CATAU

On dit qu'il y aura grand bal ce soir.

M. GRICH ARB.

Je sais qu'on a promis douze pistoles aux violons ; porte-leur-en vingt-quatre, et qu'ils n'aillent point ce soir...

CATAU, rinterrotnpant.

Eh! monsieur, cela sera inutile: si Glai'ice a envie de les avoir, elle leur en donnera cinquante, et cent, s'il les faut. Je connois les femmes du monde, elles n'épargnent rien pour se satisfaire; et la facilité avec laquelle la plupart jettent l'argent fait soupçonner, malgré qu'on en ait, qu'il ne leur coûte pas beaucoup.

M. G RICHARD

Mais je sais, coquine, que ce n'est point Clarice...

Page 1