FP.ON TIN
Il faut avouer, mon pauvre Simon, que tu as la caboche bien dure? Je ne crois pas que dans Naples il y ait un plus grand sot que toi.
SIMON
Sot tant qu'il te plaira.
FRONTIN
Mais est-ce une chose si dithcile, dis-mui, de ne point parler?
MYÏÏi I, SCKNK M iij
SIMOM.
Oui, tlirticile, l'Vontin, et plus diflicilc (|U<> tu ne crois.
I • Il () N T 1 N .
Peeore !
SIM(3N
Tiens, tl«'ja daus l'hàtellerie où tu m'as mis eu attendant que ton maître me prenuf, j'ai v(iulu faire le nuiet pour m'exereer; je m'y attra[>e à tous moments.
IJutor!
SIMON
Hier, riiùte demandoit la elel'de la cave à tous sesjjens; je tu; pus m'euipèi-lier de l'allc-'r (juerir nu)i-mème.
1 noiNTi N.
Jvro'jne !
SIMON
Ce matin eîuu)re , une servante m'a surprix
eomptant les heures, parciMjue j'avois <;nvie «le
dîner,
1 II o IN r I N .
Oourmand!
SIMON
Si tu savois ce <puî e'est «l'avou- pai le tome s^ vie, et puis lout-à-eoup ne parler plu.^!
KROXTI>.
Il est vrai que le public y perdra beaucoup , et que tu as de belles choses à dire.
SIMO
Oh! franchement, tu de\Tois faire entendre à ton maître qu'il seroit mieux servi d'un gai'çon qui parleroit.
FRONT IN
^ Ah! voici tes sots raisonnements de l'autre jouri Eh! ne t'ai-je pas dit que Timante s'est mis en tête d'avoir un muet; qu'il y a huit jours que je lui eu cherchois un ; que , n'en trouvant point , je me suis avise de me servir de toi, à cause que tu es nouveau de'barqué de Sicile, et que personne ne te connoît encore dans Naples; qu'enfin , par son ordre , je t'ai fait faire l'habit que tu portes?
SIMON
Morbleu! je vais peut-être m'attirer quelque malheur. Je ne sais ce que c'est, mais l'argent que tu m'as promis ne me tente pas comme il a accoutume de me tenter; et faire le muet enfin est un personuaj^e auquel j'ai trop de peine à nie résoudre.
FRONT JN
Tu ne devrois pas y hésiter un moment, si tu