‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de BruéysChapitre 92 sur 236 · ACTE I, SCÈNE II. i3i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. i3i

fait les femmes de qualité.) Allons , à toi. (Simon tâche à l'imiter.) Eh! pas mal, pas mal; cela viendra avec un peu d'exercice. En voilà assez pour le coup : retire-toi. Je ne veux point que mon maître te voie encore. Il ne t'a jamais vu, mais il te connoîlroit à l'habit. Quand il en sera temps 7 je t'irai quérir. Adieu.

SIMON, s'e7i allant.

Serviteur.

FR0NTI>', à part.

Voilà un drôle qui n'est pas encore stylé; si par hasard...

siMOis', revenant.

A propos , Frontin, je savois bien que j'avois quelque chose à te demander.

FRONT !>'

Eh quoi?

SIMON

Dis-moi, je te prie, les muets rient-ils ?

FRONTIN

Eh! vraiment oui, les muets rient, imbe'cile.

SIMON, s en allant.

C'est assez; je te remercie.

FRONTIN, à part.

Je crains bien de l'avoir choisi un peu sot. Si ma fourberie venoit à être de'couverte! ( yo>a»it Simon. ) Encore?

i32 LE MUET.

siMO.v, reveyiant.

Eh ! dis-moi un peu , je te prie, comment rient les muets? Je n'en ai jamais vu rire.

FRONT IN

Ah! voici une belle question! Et comment veux-tu qu'ils rient, nigaud ? Ils rient comme \es autres hommes, (a part.^ Peste soit du questionneur ! Il a tant fait que voici mon maître. ( à Simon.^ Tu ne peux éviter à présent qu'il ne te voie : au moins , prends bien garde à toi.

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