ACTE II, SCÈNE V
I PH IGÉM F.
Eh bien ! je m'abandonue Au dangereux conseil que ta pilié me donne... Au moins (J'un malheureux j'adoucirai le sort. Mais, captive en ces heux, par quel secret ressort. .
\|)prouvez seulement le zèle de mon père. Celui de ses amis.
I FH IGÉME.
Je crains que ma misère.
Que sa contagion ne s'étende sur eux.
Ah! si j'allois leur faire un sort plus rigoureux!
ISMÉ.NIE.
Fuyant lœil du tyran, sans titre et sans fortune Qui les rendent suspects à sa crainte importune, Croyez qu'eiivelopjios dans leur obscurité ils vous pourront servir avec impunité.
Tu crois...
ISMÉME.
De l'un des Grecs, cher à votre espérance. Vous allez voir bientôt les jours en assurance. Je cours...
I PHI GÉNIE
Arrête. Écoute, et que ton amitié Se prête encoie aux soins d'une juste pitié. Ces deux infortunés, qu'un même sort rassemble, Pourquoi les '.éparer? dehvrous-les ensemble. Un siîniiment secret me rend plus cher l'un d'eux; .Mais l'autre égaleineut est homme et malheureux.
^)6 IPIIIGÉNIE EN TAURIDE.
Mon cœur vous préveiioit, le même soin l'anime.
IPIIIGÉNIE.
L'effroi vient me saisir sur le bord de l'abyme... Des vengeances du ciel si j'offensois les droits! Si j'étois malheureuse et coupable à-la-fois!... Va, ne m'écoute plus, et cours trouver ton père; Je vois qu'il n'est plus temps ([ue mon cœur délibère. Mais qu'il ne tente rien qu'à l'abri du danger : C'est redoubler mes maux que de les partager.