ORESTE, PYLADE, IPHIGÉNIE, ISMÉNIE
Madame...
( Apercevant les étrangers, elle lui fait signe de les faire ^ retirer. )
I PHI GÉNIE
Éloignez-vous.
( Oreste et Pyladc se retirent au fond du théâtre. ) (à Isménie.) Ciel! que viens-tu m'apprendre-
Qu'à sauver les deux Grecs vous ne pouvez prétendre,
Alors qu'un seul suffit au succès de vos vœux.
Tous nos amis tremblants, pour vous comme pour eux,
Disent que c'est se rendre inutile victime,
Et c'est ])eut-élre en vain commettre un double crime.
Ils ajoutent encor que Thoas veut du sang,
Dût-il l'aller chercher jusque dans votre flanc;
Qu'il faut, ainsi qu'aux dieux, qui peut-être l'exigent,
Céder une victime aux terreurs qui l'affligent;
Qu'avec plus de succès vous pourrez imposer
îtn. IPHIGENIE EN TADRIDE.
A son zèle san^çlant, qu'il vous faut abuser; Et que son ccnur enfin, s'il voit un sacrifice, Alors de vos discours verra moins l'artifice. D'un invincible effroi tous en un mot surpris, JNe veulent seconder mon père qu'à ce prix. Aux prières en vain son zèle a joint les larmes- Madame, il a fallu céder à leurs alarmes^.
IPHIGENIE.
Quelles extrémités!...
Ils vous ôtent le choix.
La nécessitésparle, il faut suivre sa voix..
IPHIGENIE.
Je suis, puisqu'il le faut, l'exemple de ton père; Je cède à son danger, aux dieux, à ma misère.
ISMÉNl E.
Je cours îe retrouver. Hâtez-vous.