‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Chateaubrun, Giumond de la Touche, LemierreChapitre 93 sur 207 · T H O AS, GARDES · texte numérisé non relu

T H O AS, GARDES

THOAS

yuel art, à me tromper, employoit Finfidéle!

Sôus quel prétexte saint elle m'eloigiioit d'elle!

O mystère fatal! Pour m'en imposer mieux,

Oser impunément faire parler les dieux!

De son perfide cœur éludant l'artifice,

Que n'ai-je, sous mes veux, pressé le sacrifice!

Devois-je sur sa loi déposer ma terreur?

Qui peut m'a voir plongé dans ce sommeil d'erreur?

De ma religion vengeant le privilège,

Que ne puis-je porter dans son cœur sacrilège,

Avec tous mes tourments, le fer et le poison !

Faut-il de tout mon sang payer sa trahison?

Mais qui suspend mon bras? Frappons qui nous opprime,

Jusque sur les autels on doit punir le crime.

«?8 IPHIGÉNIC KN TAlililîJL,

SCÈNK II.

ARBAS.

Tout est avec effroi rentré dans le devoir, •Seivjneur. L'autre étranger reste eu votre pouvoir, Celui dont les fureurs vous remplissoient d'alarmes... Je l'ai rp])ris des mains de la prêtresse en larmes. Mais quel trouble nouveau...?

THO AS

Tout me devient suspect; Tout s'offre à mes regarda sous un sinistre aspect. O toi, fidèle .'Vrbas, dont les soupçons propices Sont venus m'éveiller au bord des précipices. Crois-tu (jue l'étranger auv autels éciiappë Dans les flots en effet soit mort enveloppé, Et que le traître obscur qui lui servoit de guide N'ait point, dans les tourments, fait un récit perfide?

ARBAS.

Je ne crois pas, seigneur, qu'il vous ait imposé. Mourant, sur quel espoir vous eût-il abusé? L'on auroit su d'ailleurs trouver votre victime Parmi ces malheureuv , connus par leur seul crime , Que ma prudence au port vient de faire arrêter .Sur le vaisseau caché qui dut la transporter. Eux-mêmes, dans le? fers attendant leur supplice, Conlirment le récit de leur lâche complice; Us ffardent sur le reste un silence lunfond.

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