ACTE IV, SCENE X. loi
CÉCILE
Il VOUS ainioit, il vous estimoit.
GERME n IL.
S'il eut ces sentiments, je les recouvrerai.
CÉCILE
Vous auriez fait le bonheur de sa fille... Cécile eût relevé la famille de son ami.
GERMEUIL
Ciel! qu'entends-je ?
CÉCILE
Mon père!... Je n'osois lui ouvrir mon cœur... Désolé qu'il étoit de la passion de mon frère , je craignois d'ajouter à sa peine... Pouvois-je penser que, malgré l'opposition, la haine du commandeur... Ah, Germeuil! c'est à vous qu'il ine destinoit.
GERMEUIL
Et vous m'aimiez!... Mais j'ai fait ce que je devols... Quelles qu'en soient les suites, je ne me repentirai point du parti que j'ai pris... Mademoiselle , il faut que vous sachiez tout.
Qu'est-il encore arrivé ?
GERMEUIL
Cette femme
CÉCILE
Qui?
20Ï LE PÈRE DE FAMILLE
GEBMEriL.
Cette bonne de Sophie...
CÉCILE
Eh bien ^
GERMEUIL
Est assise à la porte de la maison. Les {jens sont assemblés autour d'elle. Elle demande à entrer, à parler.
CÉCILE, se levant avec précipitation et courant pour sortir.
Ah Dieu! je cours...
GERMEriL.
Où?
CÉCILE
Me jeter aux pieds de mon père.
GERMEUIL
Arrêtez; songez...
Non, monsieur.
GERMEUIL
Écoutez-moi.
CÉCILE
Je n'écoute plus.
GERMEUIL
(jécile, mademoiselle!...
CÉCILE
Que voulez-vous de moi ?