CÉCILE, LE COMMANDEUR
LE COMMANDEUR
Ma nièce , tu as là une femme de chambre bien alerte... On ne sauroit faire un pas sans la rencontrer... Mais te voilà, toi , bien rêveuse et bien délaissée!... Il me semble que tout commence à se rasseoir ici.
CÉCILE, en bégayant.
Oui... je crois... que... Ah !
LE COMM ANDEUR, cippujé sur SU Canne , et debout devant elle.
La voix et les mains te tremblent... C'est une cruelle chose que le trouble!... Ton fière me paroît un peu remis... Voilà comme ils sont tous! D'abord c'est un désespoir où il ne s'agit de rien moins que de se noyer ou se pendre. Tournez la main,pist,cen'estplus cela... Je me trompe fort, ou il n'en seroit pas de même de toi : si ton cœur se prerid une fois, cela durera.
CECILE, parlant à s07i ouvrage.
Encore !
LE cOMMAsuEun, ironiquement.
Ton ouvrage va mal ?
326 LE PÈRE DE FAMILLE
CÉCILE, tristement.
Fort mal.
LE COMMANDEUR
Couunent Gcrmeuil et ton frère sont-ils maintenant?... Assez bien, ce nie semble... Cela s'est apparemment éclairci?...Touts'éclaircit à la fin; et puis on est si honteux de s'être mal conduit!.. Tu ne sais pas cela, toi quia toujours été si réservée, si circonspecte!
CÉCILE, à paît.
Je n'y tiens plus. ( Elle se lève. ) J'entends , je crois, mon père.
LE COMMANDEUR
Non, tu n'entends rien... C'est un étrange homme que ton père. Toujours occupé, sans savoir de quoi. Personne, comme lui, n'a le talent de regarder et de ne rien voir... Mais revenons à l'ami Germeuil... Quand tu n'es pas avec lui, tu n'es pas trop fâchée qu'on t'en parle,.. Je u'aipas changé d'avis sur son compte, au moins.
Mon oncle!...
LE COMMANDEUR
Ni toi non plus , n'est-ce pas?... Je lui découvre tous les jours quelque qualité, et je ne l'ai jauiaissibien connu. .. C'est ungarçon surprenant... ( Cécile se lève encore. ) Mais tu es bien pressée ?