SCÈNE VI
sification , c'est uu médiocre avantage , j'en conviens ; mais encore en est-ce un ; et, parmi les auteurs naissants, je n'en aperçois pas qui s'avise de me le disputer.
ARAMIN TE.
Pour moi , j'ai la plus haute idée de votre ouvrage. Votre mérite a déjà percé.
DAMON
Il est vrai, madame; j'avois à peine ines dixneuf ans , que je faisais déjà parler mon cœur.
ARAMIN TE.
Il faudra me faire avertir : quoique j'aie renoncé aux tragédies, je violerai pour vous mon serment. Nous aurons des loges?
N'en doutez pas: j'aitoujours compté sur votre bienveillance; et, en vérité, pour nous soutenir dans la carrière des arts, nous avons besoin que les personnes de votre rang daignent semer quel- (]ues roses sur les épines dont elle est remplie. ARAMiNTË,à Lisidor.
Comme il parle ! (à Damon. ) Vous pouvez compter sur moi ; j'y mènerai vingt femmes. Je juge de votre tragédie par la jolie chanson que vous m'avez adressée le jour de ma fête. Je veux vous la montrer, Lisidor; vous en serez séduit; elle est toute anie.
28o LE CERCLE.