‹ Chefs-d'œuvre dramatiques de Colardeau, Diderot, et PoinsinetChapitre 25 sur 201 · ACTE 111, SCENK IV. \r · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCENK IV. \r

LO THARIO.

Il est vrai, je frémis.

Mais, tu ie veux... je cours... quel crime?... Ah, le perKde ! Que lui ilii-ai-je ? hélas !

CA LISTE

Laisse à ma voix timide , f iis.se à mes cris plaintifs le soin de l'attendrir. V.i , ce n'est pas à toi de vouloir le fléchir, -Malheureux, qui, t'armant des bienfaits de mon père, r..ivis à son amour la fille la pkis chère. Oissimule ta haine, et du moins à ses yeux \flf;cte les respects dont tu trompas mes feux.

LOTH ARIO.

A quel abaissement l'amour va me réduire ! Ta bouche me l'ordonne, et je dois y souscrire; Mais , après cet effort sur mon orgueil , sur moi , Puis-je implorer ma grâce et l'obtenir de toi?

CALISTE

Qu'oses-tu demander? Dans ta fureur extrême , Ne m'as-tu pas rendue indigne de toi-même ? Méprisable à tes yeux, aux yeux de l'univers. J'irai loin de ces murs, dans l'ombre des déserts. Ensevelir ma vie et ton crime et ma honte. Heureuse, si le ciel, par la mort la plus prompte. Retranche , au gré des vœux de ce cœur opprime , Les jours où je te hais et ceux où je t'aimai ! ^iais le temps presse, viens.

LOI HARIO.

Oui , je te suis.

46 CALISTE

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