THARI
i'oiirsiijs , Ou plutôt cours, ingrate, aux autels du parjure. Va, tu u entendras plus ni plainte ni uuinnure.
( après un silence. ) C'est donc à ce desseiji quon pressoit mon départ? La fête commençoit et je fuyois trop tard. On craignoit qrie mes mains, vengeant tes perfidies. Ne troublassent le cours de ces noces impies. A ces coupables nœuds ton cœur a consenti. Le temple... tout est prêt... Que ne suis-je parti! Non, non, je ne veux point rompre cet liyménée. Va rejoindre l'époux à qui tu t'es donnée. Ma juste inimitié se ranime aujourd'hui. Que ta honte me venge et retombe sur lui.
CALISTE
Oui, j'embrasse en mourant l'écueil où je me brise : Je vois qu'en vains efforts mon désespoir s'épuise ; Je vois tous les malheurs dont tu vas m'accabler. O ciel ! quel vain prestige avoit pu m'aveugler ! A ces lâches transports il eût fallu m'attendre. Je frémis à ta vue et frémis de t'cntendre. N'importe , viens au temple , et là , d'un œil serein , Obsene si mon cœur suit le don de ma main.
LOTHARIO
Moi, souffrir cet hymen! Tu l'esjjères peut-être ;
Tu me hais... Mais enfin je veux punir un traître.
.Si jamais à l'amour un plaisir fut égal ,
Je le sens, c'est celui d'immoler son rival ,
D arracher de son cœur le cœur de son amante.