ACTE 1, SCÈNE IV
LA BRIE
Monsieur, je n'en sais rien.
LE PÈRE DE FAMILLE, après uiie paiisc.
Et vous ne savez pas où il est allé?
LA BRIE
Non, monsieur.
LE COMMANDEUR
Le coquin n'a jamais rien su. Double deux.
CÉCILE
Mon cher oncle, vous n'êtes pas à votre jeu. LECOMMANDEUK, ironiq uemeii t et brusq uemen t.
Ma nièce, sonj^ez au vôtre.
LEPÈREDE FAMILLE, À! ia Bne,toujours en se promenant et rêvant.
Il vous a défendu de le suivre?
LA BRIE, feignant de ne pas entendre.
Monsieur?
LE COMMANDEUR
Tl ne répondra pas à cela. Terne.
LE PÈRE DE F AM IL LE, f ou/ours ew se promeuaut et rêvant.
Y a-t-il long-temps que cela dure?
LA nni^, feignant de ne pas entendre.
Monsieur?
LE COMMANDEUR
Ni à cela non plus. Terne encore. Les doublets me poursuivent.
88 LE PÈRE DE FAMILLE
LE PÈRE DE FAMILLE
Que cette nuit me paroît longue !
LE COMMANnEUR.
Qu'il en vienne encore un, et j'ai perdu. Le voilà. {Germeuilrit.) Riez, monsieur; ne vous contraignez pas.
{La B lie sort.)