ACTE III, SCENE III. i
BICHARD.
A men'eille , mon père , et le cœur attendri de votre bon accueil.
HENRI, h part.
Quelle joie naïve !
MICHAT.
Ma foi ! monsieur, tous excuserais, je sis ravi de voir ce pauvre Richard, si ravi... {h Richard , en tournant le dos h Henri. ) Ignia pus d'un mois que je n'tons vu... Oh! oui, faut qu'gniait pus d'un mois.
MAHGOT, h Richard.
Je t'trouvons un peu mai(jri.
G A T A u , h Richard.
Oui , t'as la mine un peu pâlote.
RICHARD, à Margot.
Je me porte bien, ma mère... (à Cataii. ) Cela va bien, Gatau.
M I c H A u , s'asseyant pour se faire ôter ses guêtres.
Tant mieux, mon ami!... (à Margot et h Catau.) Mais, aidez-moi un peu, vous autres, à me débarrasser de mes guêtres , car j'ons peine à nous baisser... (à Richard.) Et toi, mon fils, dis-nous donc ; acoute ici. (// continue de parler bas avec Margot, Richard et Catau, qui paroissent lui répondre, et il ne se lève que lorsque le roi a fini son aparté. )
HENRI, à part^ tandis qu'ils causent tous ensemble.
Quel plaisir ! Je vais donc avoir encore une fois la satisfaction d'être traité comme un homme ordinaire, de voir la nature humaine sans déguisement ; cela est charmant!... ( regardant Michau et sa famille.) Ils ne prennent seulement pas garde à moi.
MICHAU, paraissant achever ce qu'il disait tout bas.
Mais enfin, Richard, qu'est-ce qui t'a fait revenir sitôt? Est-ce que t'aurois réussi? Auroistu parlé au roi?
RICHARD
Non, mon père; je ne l'ai pas vu plus que vous tous ; et ce qui m'en a empêché , c'est que.. . (^regardant Henri.) Je vous expliquerai cela en détail, quand nous serons en particulier.
MICHAU
T'as raison; je causerons de tout ça quand je serons seuls... Mais à c't'heure-ci, moi, parlons donc de la chasse du roi, qu'est venue ici, de Fontainebleau. C'est singulier, ça!... (^montrant Henri.) Et ce monsieur, qu'est un petit officier de sa majesté, à ce qu'il dit, qui l'a suivie à la chasse, qui s'est égaré, et que je ramassons ?