‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 105 sur 231 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

HENRI, MIGHAU, RICHARD.

MICHATJ, à Henri.

C'est qu'on a soif quand on a chassé... Je savons ça... (à Richard.) Eh bian! mon garçon, dis-nous donc, queuqu't'as vu de biau à Paris?

RICHARD

Mon père, quand je suis arrivé, quoiqu'il y eût plus d'un mois passé depuis la maladie de notre grand monarque, tout Paris étoit encore ivre de joie de la convalescence de ce roi hienaimé.

MICHAU

C'a été d'même par toute la France, mon enfant. Eh, tians, le seigneur de not' village avoit bian raison de dire que c'est lorsqu'un roi est

I 58 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV. bian malade qu'on peut connoître jusqu'à queu point il est aime de ses sujets.

nE^Xii^à part.

Quelle douce satisfaction!

RICHARD, à Michau.

Oui, mon père. Hélas! j'ai vu à Paris tout le inonde heureux, excepté moi.

HENRI avec une grande vivacité de sentiment. Excepté vous, monsieur Richard ? Eh! pourquoi cette exception? Quelle raison, quel chagxùn vous avoit donc fait quitter votre village pour aller à Paris?

MICHAU

Oh ça! c'est eune autre histoire que Richard ne se soucie peut-êt' pas de vous dire, voyaisvous.

HENRI, rt Richard.

En ce cas-là, j'ai tort; pardonnez mon indiscrétion.

MICHAU

Oh! ignia pas grand mal à ça.

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