ACTE III, SCÈNE IX. i6i
HENiu, la lui retenant et la caressant. Votre main? Oh! pour cela non; elle est trop jolie ; je veux la garder.
GATAT, retirant sa main rudement.
Oh! laissais, s'il vous plaît. Tnaimons pas les compliments; et sur- tout ceux des messieux. Ignia toujours à craindre pour les filles qui les écoutons... Je savons ça.
HENRI
Ohl mon petit cœur! vous n'avez rien à craindre avec moi.
CATAU
Je n'nous y fions pas, voyais-vous... (s'apercevantque Henri la regarde d'un œil de convoitise. ) Vous me regardais... vous me regardais... avec des yeux... avec des yeux... qui me font peur!... Oh! vous m'avez tout l'air d'un bon enjoleux de filles!... Voyais encore comme y me regarde! HEKRi, en riant.
Eh! mais, vous, Catau, vous m'avez l'air bien farouche. Dites-moi donc, l'ètes-vous autant que cela avec tous les paysans de votre village?... Avec une aussi jolie mine, vous devez avoir bien des amoureux?
CATAU
Eh! mais, tredamc! monsieu, je non manquons pas.
iCa LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV.
HENRI
Je le crois bien... Eh! sans doute, il y en a quelqu'un auquel votre petit cœur donne la préférence? Je le trouve bien heureux!
CATAU
Eh ben! y dit toujours cotome ça, lui, qu'y n'est jamais assez heureux... Ces hommes ne sont jamais contents.
HENRI
Cependant vous l'aimez bien ; avouez-le moi.
CATAU
Eh! qu'est-ce qui n'aimeroit pas Lucas? C'tapendant, parcequ'il n'est pas autrement riche, mon père barguigne toujours à nous marier ensemble.
HENRI
Oh! il faut que votre père vous fasse épouser Lucas, qu'il en finisse: je le veux absolument; je le veux.
CATAU
« Je le veux, je le veux... » Comme y dit ça, ce monsieu! « Je le veux!... » Eh ! le roi dit ben : «Nous le voulons... » Oh! sachais qu'on ne fait vouloir à mon père que ce qu'il veut, lui. HENRI, en riant.
Quand je dis... que je le veux... cela signifie seulement que je le souhaite... (à part, en s'éloi-