ACTE III, SCENE XIII. i8i
RICH ARD
Reportons la table, mon père, afin qu'on puisse desservir plus commodément.
MICHAU
T'as raison... (à Henri, qui veut aider à transporter la table.) Oh çà ! allais-vous encore faire vos çarimonies? Je vous le défendons.
HENRI, aidant toujours à desservir.
Je vous laisserai faire; j'aiderai seulement un peu la belle Catau.
MICHAU
Je ne le voulons pas, vous dis-je... (à Margot et à Catau, en montrant Henri.) Allons, Margot, Catau, achevais de nous ôter tout ça; et pis, allais mettre des draps blancs au ht de monsieu.
MARGOT
Oui, mon ami, ça va et' fait.
CATAti, ciMichau, en montrant Henii.
Oui, mon père, quand j'aurons tout rangé ici, j'irons, ma mère et moi, faire le lit de monsieu. HENRI, tenant quelques assiettes.
Tenez, ma chère Catau, où faut-il porter ce que je tiens là?
CATAU
Eh! laissez-moi faire. Pardi! mmi cher ninn-
162 LA PARTIE DK CHASSE DE HENRI IV. sieu, vous avais toujours les mains fourrées partout.
MICHAU , a Henri.
Parguenne! voulais-vous ben leux laisser faire leux besogne elles-mêmes? Vous êtes bian têtu , toujous.
HENRI, aidant encore a desservir.
Eh ' non , non ; je ne me mêlerai plus de rien : voilà qui est fait.
[On frappe à la porte de lamaisoyi.) MICHAU, à Richard.
L'on frappe à not' porte; va voir qui c'est, Richard.
RICHARD
J'y cours, mon père.
( // va ouvrir la porte y et Margot et Catau passent dans la cuisine avec les ustensiles du souper.)