SCÈNE XVIII
HENRI, LE orc de SULLI , le duc de RELLEGARDE, MICHAU, MARGOT, CATAU , RICHARD, AGATHE, LUCA S.
HE>'Ri, h demi-voix ., au duc de Sulli. Aussi-bien, mon ami Rosni, je soupçonne violemment ce malheureux Italien-là d'être l'auteur de toutes les noirceurs qu'on vous a faites. Nous en parlerons dans un autre temps... (à Michau et aux autres paysans. ) Oh ! çà , mes enfants, j'ai bien des engagements à remplir ici... ( a Michau.) Pour m' acquitter du premier, je donne dix mille francs à Agathe et à votre fds,
1 90 LA PARTIE DE CHASSE DE HENRI IV. monsieur Michau... Mais vous ne savez pas que j'ai promis à la belle Catau de lui faire épouser un certain Lucas, son amoureux, qui n'est pas bien riche; et, pour réparer cela , je leur donne aussi dix mille francs , pour les unir.
LUC.^s, a part , sautant de joie.
Dix mille francs et Catau !
M I c H A r , à part.
Quel bon roi !
Tous les quatre J richard, à ^ewrt. a la fois. \ Ah! sire!...
CATAt ET AGATHE, ensemble.
Quel bon prince!
HENRI, a Sulli.
Duc de SulU, que cette somme de vingt mille francs leur soit comptée ici demain dans la journée ; je vous en donne l'ordre.
LE DUC DE SULLI, shicUnant.
Vous serez obéi, sire... (se relevant et d'un air attendri.) Ah ! mon cher maître , par ces traits de justice et de générosité , vous me ravissez. Vous venez d'en agir en roi et en père avec ces bons paysans, qui sont vos sujets et vos enfants, tout aussi bien que votre noblesse : mais, sire, vous nous devez aux uns et aux autres de ne point exposer votre vie à la chasse, comme vous