DA B MA?«T
Non; je lui vais défendre expres.^ément De vous revoir.
LE MiLORD, , à part.
Ah! quel acharnement!
DARMAxNT.
Je cours pour l'avertir...
LE MILOKD.
Il n'est pas nécessaire.
D A RM A NT.
Mais je dois réprimer l'indiscrète chaleur...
LE MILORD
Je sais ce que j'en pense, il suffit; serviteur.
DARMANT,
Je n'ai qu'un mot, après quoi je vous laisse. J'aurois été jaloux d'avoir votre amitié ; Mais je n'espère plus que votre haine cesse : Du moins un peu d'estime , et je suis trop payé.
LE MILORD
Eh ! malgré moi , monsieur, vous avez mon estime. Je suis votre ennemi, mais sans vous mépriser : Je ne suis point injuste , et ne puis refuser
Ce qui me paroît légitime.
Mais pour mon amitié, ne l'espérez jamais. Dans ces temps de discorde, entre Anglais et Français j
Toute liaison est un crime :
De sa patrie ou doit prendre l'esprit;
Qui s'en écarte la trahit.
DARMANT.
Imitez donc votre patrie ; Et des préventions dont votre ame est nourrie
Conuoissez enfin les erreurs.
Nous allons voir cesser les fléaux de la guerre.