‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 162 sur 231 · LE MILORD, SUDMER, CLARICE, ROBINSON · texte numérisé non relu

LE MILORD, SUDMER, CLARICE, ROBINSON

ROBINSON

Milord?

LE MILORD

Viens ici.

Il faut tout-à-l'heure me dire D'où vient l'argent que tu m'as apporté : Ne cache point la vérité ; Tu sais, dit-on, tout le mystère.

ROBINSON

Milord, c'est d'un de vos amis.

LE MILORD

De Sudmer?

ROBINSON

Oui , la chose est claire.

SUDMER.

De moi , maraud , de moi !

ROBiNSON, à part.

Me voilà pris.

Je te surprends en menteriej C'est moi qui suis Sudmer.

ROBINSON

Monsieur, j'en suis charmé.

Comment vous portez-vous?

StJDMER.

Qui peut avoir tramé Une pareille fourberie?

Coquin ! j'ai donc le bras cassé ?

Oh ! je te ferai voir...

ROBINSON

Doucement, je vous prie.

Quoi! ce n'est donc pas vous dont le cœur bien placé...

SUD MER

Non, non, certainement.

ROBINSON

Eh bien ! c'est donc un autre.

SUDMER.

Qui donc a pris mon nom?

ROBIN SON

Un nom tel que le vôtre Doit faire honneur à l'amitié.

LE MI LORD

De ce complot le traître est de moitié. Déclare vite, ou je t'assomme.

ROBINSON

Vous m' allez ruiner.

LE Ml LORD.

Comment?

ROBIN SON

Oui, c'est un fait.

De temps en temps, je reçois quelque somme Pour m'engager à garder le secret.

LE MI LORD

Ah ! tu connois donc?

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