‹ Chefs d'œuvre dramatiques de Collé, et FavartChapitre 17 sur 231 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M DLPUIS, MARIANNE, DES RONAIS.

M. D c p c I S , à Des Ronais , dun air ouvert et gai. Eh bien ! mon Des Ronais , contre mon ordinaire , Si je vous mets dès le matin aux champs. Vous ne perdrez pas votre temps; Car en votre faveur je prétends me défaire De ma charge , ici , pour le prix Qu'en sept cent trente je la pris :

C'est sur le pied de sa finance.

DES RONAIS, transporté de joie.

Je vous entends, et ma reconnoissance.,. MAKI A>">'E, aussi très vivement à M. Dupuis. Ah, mon père!...

DES RONAIS, à M. Dupuis.

Ah , monsieur I... Dans mon ravissement 1 M. di:p VIS, l'interrompant.

Arrêtez ; en ceci je n'ai d autre mérite Que les pas que j'ai faits pour avoir l'agrément : Depuis quatorze mois que je le sollicite ,

C'est de dimanche seulement Qu'ils me l'ont accordé. Courez donc, au plus vite, Fcdre au ministre , en ce moment , Mou cher ami, votre remerciement.

Je fis le mien hier. Allez. L'heure prescrite Est midi. Midi va sonner.

Avec nous revenez dîner;

Mais, partez.

DES RONAis, hors dc lui-même.

Oui , j'y cours , j'y vole ; Car par là notre hymen, dont je ne doute plus... Ah ! ma reconnoissance!... Ah ! dans l'ivresse folle... L'ivresse de ma joie... Un désordre confus... Mon cœur, pour trop sentir, ne rend point... La parole Me manque... Embrassez-moi.

[Il embrasse M. Dupais, et sort.)

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